L'atelier des Fictionneurs est joué avec Gabriel Keromnes et des étudiants en brevet de technicien supérieur en communication visuelle, option multimédia, en première année, à Illkirch-Graffstaten le 11 janvier 2010.
Le chiffre "1" a changé de place. Nous passons donc de 2010 à 2100 comme par erreur. Nous nous souvenons de tout ce qui s'est passé depuis 90 ans, toutes les évolutions technologiques. Le groupe se souvient des cours d'histoire des technologies qui leur apprenait que le iPhone était une petite révolution dans le domaine des interfaces dans la première décennie du 21è siècle. Nous nous souvenons également que le pétrole était alors la ressource énergétique la plus répandue et de l'émergence des ressources annexes. La description se poursuit dans le groupe.
Parvenus à un panorama général, les participants se groupent par 3 pour dessiner sur grand format les divers éléments de ce monde, décrire le système général qu'ils mettent en place et les objets qui sont liés. Ils montrent les relations entre ces éléments, entre les habitants de ce monde, dans l'intéraction avec les objets et l'environnement.
Ils se concentrent ensuite sur une interface de communication et/ou de contrôle.
Sont ainsi proposés :
Dans un monde sous-marin d'une planète presque sans terre émergée, un bracelet intégré dans la peau, élément greffé, tatoué, contient des applications. Il a une conscience et peut prévenir son porteur d'événements dans sa vie quotidienne, classant par ordre d'importance ce qu'il y a à dire. Il conserve des émotions en mémoire, il peut les transmettre et faire alors ressentir des émotions. Il nous permet également de faire glisser une image sur un habit ou sur une autre zone de la peau. Un écran peut sortir de la peau, le retirer, le déplacer.
Une planète recouverte de panneaux solaires permet de distribuer l'énergie aux habitants vivants sur plusieurs autres planètes. Les nanotechnologies sont poussées à leur extrême permettant par exemple de marcher verticalement. Certaines planètes sont artificielles, personnalisés pour une élite. Entre l'animal et l'organe, un objet à la forme initiale de cube, se déforme, évolue. Il nous est donné à la naissance et nous suit tout au long de l'existence. Ce cube est relié à notre esprit ce qui permet de simplement penser à la réalisation d'une action pour qu'elle se réalise. La symbiose avec le cube trouve une répercussion dans l'intercommunication avec les autres cubes, créant une existence parallèle de tous les habitants. Entrant dans un moyen de transport, je pense à me déplacer, le cube sait où, il me téléporte alors en appelant un chemin électrique. Une seule interface homme-machine existe ici : le cube.
Les fourmilières géantes sont les modèles des villes, la planète est irradiée, toute la vie biologique se déroule dans ces fourmilières au sein desquelles la hiérarchie sociale pousse les plus pauvres vers l'extérieur quand les plus aisés sont profondément enfouis au creux de la fourmilière.
Les premiers sont les travailleurs, payés en capsules qui remplace la monnaie. Ces capsules s'échangent, s'accumulent, permettant entre elles de nouvelles fonctionnalités. La fonction de chaque capsule est programmable, rechargeable par une centrale personnelle.
La planète est polluée et dévastée, et rien ne pousse naturellement. Afin de produire l'oxygène et l'énergie nécessaire, des plantes à la photosynthèse active ont été plantées sur la surface émergée. L'énergie de ces plantes sont également accumulées et distribuées.La seconde source d'énergie est la chaleur corporelle. Ainsi, le contact de la peau avec certains objets permet de les activer immédiatement. L'importance de l'eau est cruciale, celle-ci transporte une grande partie des nanotechnologies mises en place, permettant également de véhiculer des informations entre les personnes. Les nano-messages sont lus par des bracelets personnels et accessoires.
La vie n'est possible que dans des oasis dans les déserts. Ce sont d'immenses serres de verre. Ce verre est l'élément primordial pour toute communication. Pour se déplacer, un réseau pneumatique permet la circulation dans des capsules de verre. Des bornes en verre accompagnées de tablettes permettent de rentrer en intéraction avec la paroie principale. Le stock de la mémoire par un micro-objet en verre peut être placé dans la nuque.
Ensuite, le groupe de 3 s'organise dans un dispositif double d'un regard "ingénieur" et de la manipulation d'un usager. 2 personnes se placent à 45° l'un de l'autre par rapport à la troisième afin de l'observer de 2 points de vue. Ils observent derrière une paroie transparente sur laquelle ils dessinent.
Dans un premier temps, l'usager simule une manipulation de l'interface. Les ingénieurs l'observent et dessinent l'interface par les vides laissés dans la manipulation.
Dans un second temps, le groupe tourne et se met à simuler la forme par la masse et les contours de l'objet-interface. Les observateurs continuent de dessiner l'objet absent.
L'interface prend ainsi forme et serait à concrétiser dans une maquette en profils de carton tirés de la synthèse des points de vue de dessins des observateurs.
crédits : photos nicolas couturier, dessins Gabriel Keromnes
- nicolas
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