atelier rapporteurs

 

Le dispositif des Rapporteurs est joué avec Jérôme Bodin et des étudiants en brevet de technicien supérieur en communication visuelle, option multimédia, en première année, à Illkirch-Graffenstaten le 14 décembre 2009.

Un premier texte est donné à lire. Il comporte des informations chiffrées, des noms. Tout le monde lit en même temps en 1 minute. Il est ensuite demandé à tous d'aller au tableau pour inscrire ce qu'il aura retenu de sa lecture. Une seule personne va au tableau, une autre suit. D'autres arrivent au fur et à mesure pour compléter, ils se parlent entre eux, discutent pour compléter, vérifient si l'information est déjà présente, certains restent au fond, car l'information qu'ils voulaient ajouter a déjà été écrite. Le feutre circule, les informations s'ajoutent, un participant dicte, un autre termine d'écrire.

La reconstitution est très lacunaire, les informations sur le tableau se répètent beaucoup.

Nous demandons aux participants quelle stratégie adopter afin de rendre cet acquisition plus efficace au sein du groupe.

Une proposition est faite par une répartition des tâches, le début, milieu, fin...

Un second texte est donc donné à un groupe qui se réparti la lecture en 5 : le début, la suite, la suite, la suite et la fin.

Un second groupe rentre alors, il adopte la même organisation des différents fragments de texte et se dispose dans l'espace de la même façon.

Un troisième groupe entre, le groupe 2 transmet au groupe 3 de façon non hiérarchisée, informelle, mais les rôles de base sont tout de même à peu près respectés. Le groupe 3 tente alors de réécrire un texte avec une syntaxe complète, seuls quelques mots clés complètent. Les informations sont très lacunaires, certaines personnes du groupe 1 ayant lu les mêmes phrases.

La répartition n'a pas été efficace. La stratégie est alors revue, tout le groupe va procéder à une lecture rapide, en diagonale, qui se poursuivra par une discussion, chacun apportant, réajustant les éléments. La méthode fonctionne bien mieux. Très peu d'informations ont été oubliées.

 

L'exercice est répété avec 2 séries d'images. Une première en défilement rapide, 12 images, répétées 2 fois, sur 20 secondes. Seules les images sans marque, personnage, texte fort sont oubliées.

Le même exercice est répété, sans animation, 12 images, 20 secondes. Les images ont été mémorisées, le groupe manque simplement une photo de Richard Branson.

 

Des cartes sont alors données, un côté comporte une couleur, l'autre un mot du début du poème Jamais un coup de dé de Stéphane Mallarmé. Le groupe se réparti en groupes de 2, puis 3, puis 4, puis 5, puis 8, puis 15.

Chaque participant reçoit une carte, il est un Rapporteur.

Dans chaque groupe, un mode de transmission est testé, afin de faire circuler les cartons. Chaque transmission est notée, le résultat sera la séquence de mots réécrivant le poème de Mallarmé.

Les réseaux sont donc testés en chaîne, en étoile, en maillage, en cercle, en connexion pleine, en tas, en arbre.

Un dernier poème donne alors :

Jamais / du fond / d'un naufrage / blanchi / de dés / furieuse / quand bien même / soit que / étale / plane désespérément / l'abîme / sous une inclinaison / un coup / lancé dans / éternelles